Batlik sort un nouvel album Excellent, "L'art des Choix" dispo ici : http://www.abrulepourpoint.com Et je pense toujours à sa position dans l'univers de la musique, Son choix justement d'être indépendant contre la Machine commerciale.
Ou la sélection des bons cadeaux de noel à faire pour la famille et les amis ... ;)
Le Top des Blogueurs regroupe 37 passionnés de musique réunis autour d’un classement des meilleurs albums de l’année avec pour objectif de défendre leurs coups de cœur et découvertes sans pour autant négliger les incontournables de 2009. Après de longs débats et plus de 580 disques cités :
Panda Panda : Dans le monde merveilleux d’Annie Clark, les instruments à vent et à cordes dansent ensemble d’une jolie manière, parfois balayés par l’horreur tapie dans un coin qui ressurgit sous la forme de déflagrations électriques et tordues, l’imaginaire de la belle étonne et ne ressemble à nul autre avec ses cent idées à l’heure. C’est donc tout naturellement et avec un plaisir immense qu’on retrouve ce drôle d’Actor à cette vingtième place. (A lire également la chronique d’Olivier)
Titre : The Strangers (Live @ Maroquinerie, Paris | 25.04.2009) | Auteur : St Vincent
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Marie-Flore – More than thirty seconds if you please
Arbobo : Le parcours de trop de "grands" a fait oublier combien un premier disque pouvait être fort, déjà brillant, déjà puissant. Combien c’est rare de faire des débuts aussi bluffants. L’air de rien, Marie-Flore réussit à nous faire lever les poils du premier au dernier titre. Avec ses morceaux tout sauf standard, son sens de la mélodie et sa voix sortie d’un livre de sortilèges, on se demandait si elle saurait nous impressionner autant sur disque qu’elle le fait sur scène. Oui, évidemment, oui. (A lire également la chronique de Benjamin F)
Titre : Streets | Auteur : Marie Flore (HibOO d Live #043)
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The Tiny – Gravity & Grace
Saab : Trop souvent, on voudrait intellectualiser la musique, qu’elle rentre dans un format cartésien nous permettant de différencier la bonne de la mauvaise. Mais la musique est essentiellement une question d’émotions et le groupe suédois The Tiny en témoigne avec leur troisième album Gravity and Grace, petit chef d’oeuvre inclassable entre folk boisé et pop de chambre. Le chant déchirant d’Ellekari Larsson y est inoubliable. (A lire également la chronique de Daniel)
The XX- S/T
Christophe : Le buzz est un fleuve intarissable qui prend sa source, selon les cas, à Londres ou Brooklyn. Concernant The XX, c’est de la capitale anglaise qu’est parti l’incendie cold-wave et il a tout ravagé sur son passage, jusqu’au line-up du groupe amputé depuis d’un de ses membres. Il y a comme toujours avec ce genre de phénomène, les « pour » et les « anti » mais une chose est sûre, The XX aura marqué d’une belle empreinte l’année 2009. (A lire également la chronique de Paul)
Fever Ray – Fever Ray
Kris : Il se déroule toute une vie parallèle dans les univers perpétuels de The Knife, et aujourd’hui chez Karin Dreijer Andersson en solo sous le pseudo de Fever Ray. Chaque rythme, chaque production, chaque profondeur atteinte dans cet album sonnent comme des anathèmes foudroyants du monde qui est le nôtre. Cette rugosité empathique, cette urgence apocalyptique, font de Fever Ray une expérience incontournable et impitoyable. (A lire également la chronique de Rod)
Romink : Conquis, comme tombé sous les charmes de La superbe. Un disque d’hiver, enivrant, enveloppant et compact à la fois malgré son format. Pudique et exhibitionniste, parfois dur, parfois tendre, il berce, stresse, repose et interroge. Comme une météorite qui pénètre l’atmosphère, le double album de Benjamin Biolay illumine l’automne et laissera, c’est certain, son empreinte dans la mémoire collective. (A lire également la chronique de JS)
Christophe : Depuis la mort de Bashung, ils ne sont plus très nombreux les artistes français capables de réconcilier les amoureux de chansons à texte,à la française, et les adeptes de mélodies pop-rock à l’anglo-saxonne. Dominique A est de ceux-là, sans doute même son plus beau représentant. Après presque 20 ans de carrière, il vient une nouvelle fois de prouver tout son talent sur un double album somptueux. (A lire également la chronique de Benoit)
Current 93 – Aleph at Hallucinatory Mountain
Mr Meuble : Album à l’image du groupe, trouble, halluciné et vibrant. Les chants tibétains y côtoient les chants de Maldoror et milles expérimentations cathartiques. Un voyage fascinant qui sonne à la fois comme la bande son de l’apocalypse et celle de la rédemption. (A lire également la chronique de Twist)
Converge – Axe to fall
Systool : Inutile de le nier, Converge aura une fois de plus attaqué notre cortex de plein fouet via les constructions complexes et les guitares abrasives de Axe to Fall. Si on peut louer les collaborations de membres éminents de Neurosis, Cave In ou encore Genghis Tron, on sait pertinemment que tout le mérite revient à Jacob Bannon et à ses trois acolytes. Une écoute traumatisante, indispensable pour cette année 2009 résolument folky. (A lire également la chronique de Benjamin F)
Dali : Il se cachait depuis longtemps derrière le pseudo Smog, Bill Callahan sortait cette année un deuxième album en son nom propre : Sometimes I Wish We Were An Eagle. Un disque folk mélancolique et doux, aux mélodies subtiles, en apparence un peu austère : à l’image de Callahan lui même, droit, un peu grave et d’une classe folle, qui se bonifie avec le temps, et les écoutes. (A lire également la chronique de Thibault)
DM Stith – Heavy Ghost
Disso : Cet album est un chef d’œuvre empli de grâce et de douceur. Des fantômes sur la pointe des pieds dansent sur la mousse des sous-bois, les anges emplissent l’air de leurs chœurs et DM Stith, berger mystique d’une troupe céleste, nous envoute avec sa musique au charme gracile et glacial. (A lire également la chronique de Erwan)
The Limes – S/T
Mauve : Un « Groupe Super » où chacun apporte son énergie, sa douceur et sa poésie au petit édifice pour rendre ce premier disque, à première vue basique, unique une fois dans la platine. On ne peut s’empêcher d’être fier et rassuré de voir une jeune relève française sachant s’affranchir des frontières pour notre bien (essayez donc de lire cette phrase à haute voix !). (A lire également la chronique de Arbobo)
Vic Chesnutt – At the Cut
Mmarsupilami : Vic Chesnutt, vingt ans de carrière, quinze albums et un couronnement de plus avec At The Cut. Les complices musiciens du label Constellation s’effacent pour créer une oppressante ambiance musicale faite de cordes, drones et menaces. La voix de Chesnutt zèbre et éclaire cet orage électrique de sa fulgurance. Prises au piège de l’humanité, les pierres en pleureraient… (A lire également la chronique de Thomas)
Cougar – Patriot
Anousonne : Cougar est une des surprises de l’année, mais amplement méritée tant Patriot a réussi à synthétiser le raffinement de Tortoise, l’intensité fleuve d’un Do Make Say Think tout en s’accordant des plongées mélodiques échappées du cerveau de Four Tet. Patriot est un album angulaire, instrumental, bruyant, puissant, jouissif, intense où Cougar redéfinit musicalement sa vision du post-rock. (A lire également la chronique de Martin)
Aufgang – S/T
Benjamin L : « 2 pianos, 1 batterie : ascenseur pour l’inouï », voila comment est vendu Aufgang par son label. En réalité, l’album est tout simplement un des projets les plus ambitieux de ce début de siècle. Un savant mélange entre musique électronique et musique classique, composé comme un mouvement symphonique, avec un début, une fin et surtout un contenu. Précis, incisif, puissant mais mélodieux, cet album pourrait, d’ici quelques années, servir de manifeste à une nouvelle génération de musique. (A lire également la chronique de Mauve)
Danger Mouse & Sparklehorse – Dark Night of the Soul
Laurent : Un casting trop luxueux face à un producteur trop en vue, le tout magnifié par les images de David Lynch, Dark Night Of The Soul avait tout pour n’être qu’un feu de paille de plus. Mais c’était sans compter sur le songwriting de Mark Linkous qui insuffle ici une vraie cohérence via des instrumentations racées, écrin idéal pour les voix abîmées de Vic Chesnutt, Franck Black et Iggy Pop. Au final, une œuvre où les talents ne nuisent jamais à l’intimité. (A lire égalementla chronique de Ju)
Fuck Buttons – Tarot Sport
Ed Loxapac : Le duo Fuck Buttons transforme l’essai avec le magistral Tarot Sport. Bien aidé par la production d’Andrew Weatherall, ils réalisent un album épique, telle une déflagration sonique digne d’un moteur d’avion au décollage. Diffusant un air étrangement euphorisant, Tarot Sport franchit le mur du son en ne laissant derrière lui que cendres et poussières. (A lire également la chronique de Eddie)
Animal Collective – Merriweather Post Pavilion
Sfar : 2008 déjà : un EP époustouflant, des versions live prometteuses d’un album à venir. Mi janvier 2009 : personne ne sort indemne de la sortie de Merriweather Post Pavilion. On évoque alors tout et son contraire : de l’œuvre géniale à l’imposture musicale. Une tournée, une année sont passées et l’album est toujours présent sur nos platines. CQFD. (A lire également la chronique de François)
Mathieu G : Veckatimest possède une indéniable force mélodique, quelque chose qui redonne à la pop un peu de son sens originel, la bande son qui améliorerait les petits tracas de notre vie quotidienne. En étant à la fois acoustique et puissant dans ses constructions qui partent dans une multitude de directions ; Grizzly Bear vient de réaliser le grand moment pop de l’année. (A lire également la chronique de Julien)
Ramona Falls – Intuit
Lyle : Qui l’aurait cru en début d’année : un album du leader de Menomena classé ici ? Mais sous le nom de Ramona Falls, Brent Knopf, accompagné d’un tas d’amis, a mis de l’ordre dans la pop foutraque de son groupe pour en garder le meilleur : une musique aux influences variées, complexe dans ses arrangements mais extrêmement entrainante et accessible. Digne d’être plébiscitée par le plus grand nombre. (A lire également la chronique de Thibault)
Les ventes numériques de musique ont progressé de 25 % à l'international en 2008, indique l'IFPI dans sonDigital Music Report 2009, à hauteur de 3,7 milliards de dollars. Le numérique a représenté 20 % du marché de la musique sur l'année, contre 15 % en 2007. Il s'est téléchargé légalement 1,4 milliard de titres à l'unité dans le monde sur la période (+24 %) et les ventes d'albums progressent encore plus vite (+ 37 %). Dans la litanie des chiffres clés, la France se distingue avec une progression de 49 % des ventes numériques en 2008. Laquelle ne se reproduira vraisemblablement pas en 2009, globalement, vu la chute des revenus constatée sur les mobiles sur les neufs premiers mois de l'année par le SNEP. Autres distinctions dont est gratifiée la France : c'est le premier pays dont le gouvernement s'est investi dans la lutte contre le piratage en ligne, se félicite l'IFPI ; et à tester des modèles de partage des revenus avec des opérateurs de télécommunications comme Orange, SFR ou Cegetel. Pas sûr que le bilan qu'en tirent les dits opérateurs un an après soit très satisfaisant, cependant, au regard des avances consenties aux maisons de disques et du faible succès rencontré par leurs offres en retour...
Parceque j'ai entendu le même son de cloche dans différents témoignages, je relais (à tort ?) celui de Fama Niang - Directrice de Sawnd , l'éditeur de Pierre Sarkozy :
Tout le monde ou presque a suivi la polémique qui a concerné cette affaire de subvention de la SCPP concernant Pierre Sarkozy, à priori détestable.
Chez Sawnd, nous avons suivi ça également, car c'est ici qu'est édité Pierre, ou plus exactement le Label Da Cream Chantilly, dont il est membre, et ce depuis près de deux ans.
J'ai connu Pierre il y a quatre ou cinq ans et il a fallu de longs mois avant que j'apprenne un peu par hasard qu'il était le fils de Nicolas. Il s'était toujours attaché à être très discret sur ce point. Certainement parce que la compatibilité d'un fils de ministre de l'intérieur avec le milieu du R&B et plus exactement de la musique urbaine n'allait pas exactement de soit, mais aussi parce cette notion de "fils de" paraissait le mettre réellement mal à l'aise. C'est d'ailleurs toujours le cas aujourd'hui : ceux qui le connaissent un tant soit peu sont unanimes sur ce point.
La musique, mais aussi des amis communs nous ont rapprochés. Est venu le temps ou Da Cream Chantilly s'est mis en quête d'un société de publishing, d'un producteur, etc. A cet instant, il leur aurait été probablement plus facile -et préférable- de signer dans une grande maison de publishing, à laquelle l'aspect 'politique' n'aurait pas échappé (et il y en avait). Unanimement, les membres de Da Cream ont pourtant préféré signer avec Sawnd, chez qui personne n'est membre de l'UMP, ni même sympathisant des idées de l'UMP, et qui ne comprend aucun anciens ou proches de l'Elysée. C'était un choix totalement indépendant, uniquement dicté par des raisons artistiques.
Pour Sawnd, cette signature s'est révélée plutôt problématique. Pierre et son associé n'ont cessé de nous demander de ne jamais mettre en avant la marque Sarkozy. Lorsque nous allions à la rencontre d'artistes, de producteurs, d'agences de publicité... nous devions nous attacher à essayer de ne parler que de la musique de Da Cream, sans évoquer ce nom connoté. Mission presque impossible, mais que nous avons essayé de mener malgré tout. Il était évident que dès que nous faisions un rendez-vous en sa compagnie, le subterfuge tombait. Pierre n'en restait pas moins centré sur les aspects artistiques et s'est toujours méfié des tentatives de détournements ; parfois trop à notre goût, il faut l'avouer.
En ce qui concerne la communication, c'était encore plus compliqué. S'il fallait évoquer Da Cream, ce devait être uniquement pour parler de musique, concrétement. Si il était possible de s'abstenir de citer DaCream -trop connoté dans le milieu- c'était même beaucoup mieux.
Il convient maintenant d'évoquer cette affaire de subvention auprès de la SCPP. En tant qu'éditrice j'ai effectivement encouragé Minds (société de production de Da Cream) à déposer un dossier, comme je le conseille à d'autres de mes artistes.
Lorsque que Pierre a appris que leur demande avait été refusée, il m'a appelé pour essayer de comprendre ce qui pouvait justifier de l'acceptation ou d'un refus, la SCPP ne motivant pas ses décisions. Pierre a également posé cette question à d'autres professionnels de son entourage, ainsi qu'à Eric Garandeau, ancien membre du CNC. Dans l'esprit de Pierre, et j'insiste sur ce point, il ne s'agissait absolument pas de changer le cours des choses, mais simplement de connaître les causes d'un refus. Nous ne trouvions ça ni juste ni injuste, nous voulions juste savoir ce qui était en cause.
J'ignore si la machine s'est emballée, et si Garandeau a demandé à ce que cette demande de subvention soit malgré tout acceptée. Mais en ce qui concerne Pierre, en quatre ans, je peux témoigner du fait que je ne l'ai jamais vu user de son nom pour obtenir un passe-droit.
Je terminerai en ajoutant que cette notion de piston m'est, en ce qui me concerne, totalement insupportable. Je ne dois ce que je suis qu'à mon travail et, en tant que fille d'immigrés sénégalais, je n'ai pas une prédisposition naturelle à être un fervente supporter du Sarkozysme.
Je ne suis pas dupe du fait qu'il puisse y avoir un prix à m'exposer ainsi, mais je m'en serai voulu de ne pas avoir fait ce témoignage, tant cette polémique me semble, au moins pour cette affaire, fausse et injuste.
Chuis tombé amoureux de ses dessins, De vrais artistes ... entre murs et toiles, qui ont de la musique jamais trés loin, à découvrir par exemple dans ce magazine : Graffiti (étoiles)...